samedi 30 mai 2009

Oh frustration !

« C’est un jaaaardin extraordinaiiiiiiiiiiiiire,
Il y a des canards qui parlent l’anglais.
J’leur donne du paiiiiiiiiiiin, ils remuent leur derrière
En m’disant thank you very much M. Treneeeeeeeeeet.

On y voiiiiit aussi des statuuuuuuuuuuues
Qui se tiennent tranquilles tout le jour dit-oooooon.
Mais moi je saiiiiiiiiiis que dès la nuit venuuuuuuuuuuue
Elles s’en vont danser sur le gazoooooooooon…. »

Non mais elle va la fermer celle là !! Je lui en mettrai moi du jardin extraordinaire ! Elle a bien regardé autour d’elle ? Cette salle ressemble à tout sauf à un jardin ! Les seuls canards que j’y vois sont ceux du tableau là, derrière elle justement ! Et ceux là sont loin de savoir parler l’anglais ! « Coin » par-ci, « coin » par là, et puis c’est tout ! Quant aux statues qui dansent, c’est plus la Danse Des Canards que le Lac des Cygnes !

Ah si je tenais ce conservateur de mes deux qui a eu la merveilleuse idée de faire une salle « statues » au sous sol ! Avec bien sûr la porte d’accès à l’extérieur fermée la nuit, évidement ! Je commence à devenir clostro moi. De toute façon, je suis condamnée à ne pas bouger. Mais je n’en peux plus d’être enfermée et de revoir toutes les nuits le même cirque ! Aphrodite qui fait du gringue à Ulysse, Cupidon qui essaie tant bien que mal de tirer les flèches qu’il n’a pas…

Et ce baiser d’albâtre qui n’en finit pas ! Si au moins ils dépassaient le stade du baiser ces deux là, ça rendrait peut-être la chose un peu plus intéressante ! Mais non, et schmouk, et schmack et frustration oui !! Ah ! la pudibonderie religieuse qui leur a enlevé toute possibilité d’aller plus loin ! Et du coup, qui c’est qui trinque et qui doit les regarder ? Ben oui, c’est bibi ! Coincée sur mon socle parce qu’un jour un sculpteur a décidé que tailler le buste de sa femme suffirait à montrer son amour pour elle ! Mais quel con ce type ! J’en peux plus ! J’veux du sexe, j’veux du cul !




Merde !!








Pour Kaléidoplumes.

lundi 30 mars 2009

J'ai chu.

Parce que ça m'a amusé d'écrire ça, je vous le mets aussi. J'ai commis d'autres choses plus sérieuses pour kaléidoplumes, je vous les mettrai plus tard.
Donc là, ma réponse à la consigne 62.




J’ai chu.
Sur mon cul, certains penseraient
Sur mon fondement, sûre qu’ils diraient.
Toujours est-il que je l’ai fait gracieusement.

J’ai chu.
En un éclair,
Un pied en l’air,
Et comme toujours joyeusement.

J’ai chu.
J’ai perdu mon équilibre,
Il voulait être libre.
Et depuis j'en ris délicieusement.

vendredi 27 février 2009

Papy et moi

Grand-père René, c’était avant tout Papy. Je crois que je n’ai pas connu son prénom avant le décès de ma grand-mère. Je crois en fait qu’il n’a pas vraiment existé à mes yeux avant le décès de ma grand–mère. Elle occupait une place tellement importante qu’elle a presque occulté son souvenir.
Je l’ai donc d’abord connu comme ce vieux monsieur époux de ma grand-mère trop tôt disparue. Il était juste une ombre, une évidence.

Je l’ai ensuite connu à travers les souvenirs de ma mère, quand elle me parlait de son enfance. J’ai ainsi découvert sa sévérité, sa rigueur, son courage, son exigence. Je l’ai trouvé souvent injuste, parfois égoïste. Mais, surtout, j’ai appris sa générosité. Accepter ma grand-mère avec sa petite fille illégitime, une de mes 6 tantes, avoir élevé cette fille comme si c’était la sienne et surtout l’avoir aimée comme la sienne aussi a été l’acte le plus généreux de sa vie. Du moins, je crois.

J’ai aussi connu mon Papy comme cet homme qui venait chez mes parents régulièrement, m’envoyait acheter son journal et son magasine de mots croisés. Celui qui m’offrait un beau livre à mon anniversaire, celui qui voulait me donner sa collection de livres rares « quand je serai grande ». Celui qui semblait avoir saisie ma passion livresque.
Je l’ai toujours vu la cigarette à la bouche et se passant du baume sur les lèvres. J’aimais écouter sa voie rauque, je ne comprenais pas toujours ce qu’il disait mais son timbre me berçait.

Puis j’ai grandi. Et en m’éloignant de mes parents, je me suis éloignée de lui.

Le dernier souvenir de mon Papy en forme que je conserve date du mariage de ma cousine, un an à peine avant son décès. Et c’est là que je me suis rendu compte qu’en fait je ne le connaissais pas. Je ne savais rien de ses origines, rien de son histoire, de son enfance, de ce qu’il avait traversé. J’en ai appris un peu grâce à mon compagnon. Grâce à lui qui a pensé poser des questions quand il l’a rencontré, grâce à lui qui a toujours su s’intéresser à l’histoire des personnes. Il est un questionneur. Je suis une écouteuse. Et si on ne vient rien me dire, je ne demande pas. Du coup, Papy n’ayant jamais semblé vouloir me raconter son histoire, je n’en aurais rien su sans mon questionneur de mari.

Mais malgré ce que j‘ai appris à ce moment là, ou peut-être à cause de ça, il me reste un grand regret : je ne sais même pas s’il a vraiment été heureux, s’il a aimé sa vie. Et je ne le saurai jamais.



vendredi 20 février 2009

Coup de... tête

Je n’aurais jamais cru faire ça. Ça m’a pris d’un coup. Marre, ras le bol, envie de tout plaquer. Ça faisait un moment que je sentais monter la lassitude. Je me disais que ça passerait, que c’était un cap, qu’il est normal dans une relation qu’après un certain temps les sentiments s’apaisent.

Puis un jour il m’a envoyé un message, un petit message, un rien du tout. Juste quelques mots… « Que serais-je sans toi ? Ne me quitte pas.». Je ne sais pas pourquoi, ça a réveillé en moi une envie de liberté, de vent, d’air. J’ai eu envie de me retrouver seule, libre, libre de respirer pour moi, libre de bouger pour moi, de penser pour moi, à moi. J’ai eu envie de grand espaces, de plage, de solitude.

Alors je suis partie. J’ai tout quitté. Sans rien dire, comme un voleur, presque honteuse. Mais tellement sûre de moi en même temps. Après toutes ces années à ne pas vouloir blesser, à ne pas oser suivre mes impulsions, je l’ai fait. Et tant pis si je l’ai blessé. Tant pis s’il a souffert, tant pis, tant pis, tant pis !

J’ai pris le premier avion vers n’importe où. Sans rien d’autre que moi et mon envie, moi et ma lassitude, moi, moi, MOI !
Je n’ai emmené qu’une seule chose, un souvenir, une simple photo. Cette photo… Elle est belle n’est-ce pas ? C’est la maison de mes grands-parents. Je la garde parce que c’est là que j’étais quand j’ai reçu son message, quand j’ai choisi de partir. Là, juste devant l’arbre. Oui, avec la balançoire. Mais ce n’est plus vraiment comme ça maintenant. La maison n’est plus blanche. Les fleurs ne sont plus là. Elles boudent depuis que je l’ai quitté. Et en plus, la balançoire est cassée…

Comment ? Moi ? Pleurer ? Non, j’ai juste un grain de sable dans l’œil…

Pour Kaleïdoplumes


Ca y est, c'est revenu :) Ca fait du bien !!!

mardi 10 février 2009

Permis de conduire...

Vous savez-quoi ? J'ai mon permis depuis un an ! Un an déjà... Waoooo

J'ai eu du mal à l'avoir, il m'a fallu cinq tentatives, deux ans et demi et un peu plus d'un mois de salaire... Je crois même que l'inspecteur au final me l'a donné presque par pitié, pour m'éviter de devoir repasser le code et me rajouter encore 6 mois d'attente.
Bref, voilà un an que j'ai le permis de conduire.



Mais en fait je ne conduis vraiment que depuis le mois d'août, depuis que j'ai mon Poussin, ma première voiture. Une petite merveille jaune (ben voui, z'avez déjà vu un poussin rose ? :P), totalement dépouillée, sans même un autoradio qu'il a fallu rajouter par la suite. Et depuis que j'ai cette voiture, je retrouve une liberté qui commençait à me manquer. Être toujours dépendante, à la longue, c'est dur. Surtout à 26 ans. Surtout quand on commence à découvrir la signification de vie sociale. Surtout.

De ces quelques mois de conduite, de liberté retrouvée en quelque sorte, je retiens surtout la sensation que je n'ai qu'à tourner la clé pour être seule maître à bord. Une fois la voiture démarrée, je décide de où je vais, la vitesse à laquelle j'y vais et de comment j'y vais. J'ai l'impression que ce sont les seules décisions que je peux vraiment prendre par moi même sans arrière pensée, sans me dire que je risque de blesser un-tel ou d'en décevoir un autre. Si je le voulais je pourrais rouler, rouler, rouler jusqu'à assécher le réservoir, c'est moi qui l'aurait décidé.

En fait, je crois que j'attache encore trop d'importance au jugement de mes proches. Je me laisse d'une certaine manière conduire par leurs envies, leurs idées, leur bien-être, en oubliant parfois que le mien compte tout autant. Pas que je sois malheureuse, au contraire. J'ai juste de temps en temps la sensation que je devrais apprendre à penser à moi avant de penser aux autres. Ca peut paraître égoïste dit comme ça. Dans ma tête ça ne l'est pas. Enfin, quand même un peu. J'ai juste l'impression qu'à force de m'effacer, je peux disparaître.

J'apprends peu à peu à ne pas m'oublier... c'est dur, il est parfois tellement facile de céder. Puis les personnes qui me connaissent depuis longtemps ont pris l'habitude de cet effacement, même si peu à peu elles s'habituent à mon caractère qui ressort.

C'est plus simple avec les personnes que j'ai rencontré récemment. Les relations n'ont pas été faussées dès le début. Enfin, je crois... Toujours est-il que j'essaie de ne plus vouloir faire plaisir à tout le monde. C'est sacrément difficile de se défaire de ce sentiment de culpabilité... Je me demande si les gens se rendent compte de quelque chose. Est-ce qu'ils sentent la faille sous les airs sûre de moi ? Mais pourquoi ai-je toujours aussi peur, viscéralement peur de décevoir ??

samedi 17 janvier 2009

Retour ?

Ca fait presque un an que je n'ai rien écrit pour ce blog, un an en fait que je n'ai rien écrit ou presque. Quelques messages sur des forums, quels mails mais c'est tout. Je n'avais pas forcément envie de raconter. J'avais bien plus envie d'écouter de que les autres avaient à me dire.
Puis là, juste là, en discutant avec un ami tout neuf qui me parlait de ce que j'ai déjà pu commettre ici, j'ai eu envie juste de rouvrir la page d'accueil. Et là d'un coup, eu envie de me laisser porter par mes mots. Je n'ai pas la prétention d'écriture. Juste envie de tenter d'apprivoiser un peu ceux qui se promènent dans mon esprit.

Depuis un an j'ai l'impression d'avoir en quelque sorte grandi. Je me sens plus adulte, peut-être un peu plus mûre. Je ne sais pas vraiment. J'ai juste le sentiment d'avoir évolué. Ca ne s'est pas fait tout seul, mais plutôt au fur et à mesure des rencontres. Chose qui ne m'était pas arrivé depuis longtemps. J'ai rencontré des personnes réelles avec qui j'ai sympathisée, dont je suis peut-être même devenue l'amie. Enfin amie... si tant est qu'au final on puisse jamais être vraiment l'ami de quelqu'un. Et puis qu'est ce que l'amitié en fait ?

J'ai donc rencontré des personnes en qui j'ai plus ou moins confiance,à qui je tiens. Avec qui j'aime passer du temps, discuter, qui m'ont fait découvrir des choses.

En fait, j'ai l'impression que ce sont ces rencontres qui m'ont fait grandir un peu.

Enfin, je crois, peut-être...

Je n'ai aucune certitude là dessus, juste ma sensation quand j'écris ces mots.

Et, en fait, ce n'est pas si mal de grandir :)

Rassurez-vous, j'ai tout de même gardé ma capacité d'émerveillement, de tout, de rien...

jeudi 24 avril 2008

Balade

Chaque fois la même chose. Je me cherche sans me trouver, je me perds et crains de me retourner. Je prends la plume, ferme les yeux et ouvre mon âme. Je me laisse guider par les mots, porter par les flots. Et pourtant rien ne vient, rien, rien, rien ! 
Ça fait des mois que je le sens, je ne sais plus écrire. Ca ne vient plus. Pourtant les idées fourmillent, je les sens. Et parfois même elles se forment en moi, elles ont un sens, une signification. Et quand je commence à les poser sur le papier, pouf ! plus rien, disparues.

Et là ça m' a pris, d'un coup. Un besoin, plus fort que moi. Sortir des mots, n'importe lesquels. Pour dire quoi ? Mais tout, mais rien. Juste le plaisir de voir les phrases se former, sentir que j'en suis encore capable. J'ai peut-être perdu mon inspiration.  Je n'ai peut-être pas non plus pris le temps de la chercher. Je n'avais plus envie, c'est tout. Peut-être n'ai-je toujours plus envie.
Pourtant ce soir les mots me viennent. Et je les livre tels quels. 

Peut-être l'intense sentiment de solitude qui m'a envahi cet après-midi a-t-il remué quelque chose. Ca m'a rappelé mes vacances enfant, quand je cherchais comment passer le temps. J'aurais aimé comme à cette époque enfourcher un vélo et partir à l'aventure, trouver une belle place dans l'herbe et lire, lire, lire. Puis rentrer, doucement fatiguée.
Il faudra que je me procure un vélo. Mais pas un VTT, je n'aime pas ça. Non, un beau vélo de ville, avec la courbe gracieuse de son guidon et son air digne me satisferait pleinement ! Je le sortirais péniblement du garage, refermerais les deux grandes portes et ferais bien attention à fermer la porte d'entrée. Puis je l'enfourcherais.

Je sais dans quelle direction je partirais. Vers la gauche. La droite mène à la route départementale, pleine de voitures, ça ne me plaît pas. Par contre à gauche, la rue tourne et retourne, débouche sur les champs et m'offre encore une bifurcation. A droite ensuite, en longeant les champs, puis le coeur du village, la grosse ferme, là à gauche, avec sa tourelle. Une traversée rapide de la départementale, encore un peu de maisons à longer. Mais ces maison là sont en retrait, toutes plus ou moins cachées à la vue par les haies et barrière. Pas grave, ce sont des maisons neuves, pas celles que je préfère regarder.

Je continuerais tout droit, en laissant le pont sur ma droite. Je n'ai pas envie d'enjamber l'autoroute, pas maintenant. Je le devrai de toute façon. Mais là, devant moi s'ouvre un enchaînement infini de routes de campagnes, toutes plus agréables les unes que les autres. Elles me tentent, elles m'appellent, viens, viens, viens. A gauche, à droite, tout droit, je pédale, je pédale, je déraille.
Le vent me caresse le visage, doucement, tout doucement puis augmente avec ma vitesse. Je ne veux plus m'arrêter, je veux voler,  je veux aller au bout du monde, là où tout s'arrête !

Puis doucement je redescends, je remets les pieds sur terre.

Il est temps de rentrer.

Doucement, tranquillement.

Je suis calmée, apaisée.

Je me sens bien.