mardi 26 juin 2007

Le questionnaire des 4

So me l'avait filé officieusement quand elle y a répondu. Puis je n'y ai plus pensé. Et la semaine dernière Zel se l'est aussi vu refiler et lui, il y a répondu. Ça m'a rafraîchit la mémoire et donc, voilà, je complète !



4 emplois que j'ai fait dans ma vie :

  • Au guichet de remise des colis et recommandés en instance à La Poste
  • Tri du Cedex à La Poste (ben oui, ma Maman y travaille, ou travaillait, je ne sais pas vraiment en fait !)
  • Hôtesse de caisse (il paraît que c'est comme ça qu'on dit !) au Flunch. Enfin, je ne faisais pas que ça, y'avait aussi le service en salle ou la plonge. J'ai même fait chef deux fois !
  • Garde d'enfant. Autrement dit, j'ai fait du baby sitting

4 films que je regarderais encore et encore :

  • Billy Elliot
  • Mais qui a tué Paméla Rose ?
  • Coup de foudre à Notting Hill
  • Forrest Gump

4 endroits où j'ai vécu :

  • Chez mes parents
  • Budapest
  • En appartement à Lille
  • Dans une maison à la campagne

4 émissions de télé que je regarde :

  • Plus clair
  • Question Maison
  • Le Grand Journal
  • La Nouvelle Star

4 lieux où je suis déjà allée en vacances :

  • A côté de Boulogne sur Mer
  • Dordogne, près de Périgueux
  • Auvergne, près de Thiers
  • Alpes de Haute Provence, près de Gréoux les Bains

A chaque fois que je vais sur le net :

  • un tit tour de blogs
  • un tit tour de mails
  • un tit tour de forums
  • et je ne vois pas le temps passer.

4 plats favoris :

  • les carbonnades flamandes de Belle Maman
  • le gratin dauphinois de Belle Maman
  • la hachis parmentier de Belle Maman
  • toute la cuisine de Belle Maman parce que pour ne pas aimer, franchement, faut être difficile ! Un vrai cordon bleu, j'vous jure !

4 mets que je ne mangerais pour rien au monde :

  • Des tripes, même celles de Belle Maman, je sais, je me contredis.
  • Des moules et tous les coquillages, sauf les Saint Jacques, surtout celles de Belle Maman.
  • Des tripes suivies de moules ou coquillages et vice versa
  • Des tripes, suivies de moules ou coquillages et vice versa et des flans à la vanille. Sauf que pour les flans, quand Belle Maman elle fait de la tarte au flan, j'en mange. Mais là c'est vachement bon ! J'vous ai dit que Belle Maman elle cuisine super bien ?

4 endroits où j'aimerais être en ce moment :

  • Là où je suis, dans mon canapé à côté de Monsieur Chéri
  • Dans mon lit mais ça, ça ne va pas tarder
  • Quelque part au soleil pasque même si j'aime pas la chaleur, en arriver à rallumer le chauffage un 26 juin, c'est carrément trop déprimant
  • Ah oui ! Dans un bain chaud mais là le chauffe eau n'est pas trop d'accord. Lui il dit tiède mais moi, les bain tièdes, j'aime pas.

4 mecs à qui que je refile ce questionnaire à la noix :

  • Ben personne en fait, je crois que ça a déjà fait le tour de mes fidèles lecteurs. Mais si ça intéresse quelqu'un, je le donne volontiers !

jeudi 14 juin 2007

Y'a des jours comme ça ...

... où on préfèrerait ne pas avoir d'idées ...

Vendredi soir j'avais proposé à Monsieur Chéri de lui préparer des lasagnes pendant son rendez-vous pour qu'on puisse manger tout de suite quand il serait rentré. Et comme il est rentré à 23h, j'avais largement eu le temps de préparer.
Comme on dit, chose promise, chose due, même si j'ai du mal à m'y mettre.
Mais quand je repense à la super odeur de lasagnes, je ne peux que partager avec vous ma recette, même si je suis sûre que vous savez tous préparer des lasagnes ... sauf que ... j'espère que vous ne suivrez pas la recette point par


Pour faire des lasagnes pour quatre personnes (ou deux repas pour deux), il vous faut :

  • 4 grosses tomates

  • 350 g de boeuf haché congelé

  • deux oignons moyens

  • 1 gousse d'ail

  • du basilic

  • de la sauce béchamel

  • du fromage râpé (là j'ai pris de gruyère du Jura, miam !)

Pour commencer, faire bouillir de l'eau. Mettre la casserole pleine d'eau dans le four éteint. Passer 5 minutes sur votre DS en attendant que l'eau bout avant de vous rendre compte que la casserole dans le four n'est pas la bonne solution. Quand l'eau bout, y plonger les tomates trente secondes environ puis vider la casserole dans une passoire et passer les tomates sous l'eau froide. Les tomates se seront épluchées toutes seules. Laisser refroidir.

Pendant ce temps, mettre chauffer un peu d'huile d'olive. Prendre un oignon et faire tomber l'autre sous la table. Reposer le premier oignon, ramasser le deuxième sans oublier de vous cogner sous la table en vous relevant. Ramasser le deuxième oignon qui tente lui aussi de se faire la malle. Émincer les deux fugitifs, vous couper au passage à cause de vos yeux plein de larmes et les faire revenir dans l'huile chaude (les oignons, hein, pas les yeux !). Hacher finement la gousse d'ail et l'ajouter aux oignons.

Pendant que les oignons reviennent, décongeler la viande. Se rendre compte après 10 secondes que vous avez oublié de mettre le micro-ondes sur la position "décongélation". Corriger cela.

Ajouter la viande correctement décongelée (pour une fois, elle n'a pas cuit dans le micro-ondes !) aux oignons et laisser cuire doucement.

Pendant que la viande cuit, couper les tomates en quartiers, enlever les pépins dans la passoire posée sur une casserole. Mettre les tomates épépinées dans le bol du mixer. Mettre le mixer en route. Se demander pourquoi les quartiers tomates restent entiers et se rendre compte que vous avez gardé la lame du mixer dans la main. Mixer grossièrement les tomates, avec la lame, cette fois ci. Ajouter le contenu du bol au jus récupéré dans la casserole et poser la casserole sur la plaque chauffante pour que la sauce commence à cuire pendant que la viande, elle, termine de cuire. Mélanger les deux, saler, poivrer et ajouter du thym frais, si possible. Laisser cuire 20 minutes.

Préparer une sauce béchamel. Pour ça, pas de soucis, je pourrais la réussir les yeux fermés. Et si vous avez du mal, vous pouvez même demander à So, qui elle la fait au micro-ondes.

Prendre un plat allant au four, de préférence rond et en huiler légèrement le fond. Chercher la boîte de pâtes à lasagnes. La trouver. Constater qu'il ne reste qu'une feuille. En chercher une autre. Pousser un soupir de soulagement en trouvant la boîte neuve.

Se rendre qu'un plat rond pour mettre des pâtes rectangulaire, c'est pas forcément ce qu'il y a de plus pratique. Décider de couper le coin des pâtes pour les mettre dans le plat. Râler quand la première feuille vous explose dans la main. Finalement trouver le truc.

Penser à préchauffer le four à 220°C.

Mettre une couche de pâte au fond du plat. Puis deux cuillères de viandes, deux cuillères de béchamel et une peu de fromage râpé sur chaque feuille. Remettre une couche de pâte et recommencer jusqu'en haut du plat (ou jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de viande). Conserver un peu de béchamel pour la dernière couche. Bien l'étaler et couvrir de fromage râpé. Enfourner 20 minutes.

C'est prêt, régalez-vous en riant bien en racontant à votre Chéri(e) vos mésaventures culinaires.

mercredi 13 juin 2007

Hé les gens !

Je suis là, vivante, je ne vous ai pas oubliés, j'ai juste un peu des journées de dingue en ce moment.
En plus je me suis mise au sport pour retrouver ma silhouette féminine, pasque là je commence à tendre un peu vers le bibendum ... Et puis en plus j'ai une DS toute rose maintenant. Du coup, ben ... je poste pas.

En plus j'ai pas mal de boulot ces derniers temps, à l'usine et à la maison et j'ai l'impression que je vais finir par exploser. Ça se manifeste par des petits trucs, des indices, trois fois rien. Me mettre à rire tout seule en épongeant la cuisine à 6h30 le matin, les fesses trempées et les genoux dans l'eau par exemple. J'vous explique.

Dans notre maison qu'elle est super bien, on a une machine à laver. Sisisisi. Mais on n'a pas de tuyau exprès pour évacuer l'eau de la machine à laver. Du coup, le tuyaux flexible qui sort de la machine que normalement on met dans le tuyau d'évacuation, ben nous on l'a mis dans l'évier de la cuisine (Bien obligé, le seul robinet adapté pour l'alimentation en eau de la machine à laver se trouve sous l'évier de la cuisine. ) Et le tuyau flexible gris tient tout seul sur le rebord de l'évier grâce au support en forme de crosse qui est sensé aidé le tuyau à tenir dans le tuyau d'évacuation que nous n'avons pas. Donc tout devrait aller bien.

Sauf qu'il y a moi.

Et moi, c'est la reine des bêtises. J'vous raconte.

Hier soir, pleine d'un zèle rare, j'ai décidé (largement inspirée par So et par la demande de Monsieur Chéri) de faire des crêpes fourrées pour manger. Environ 2 heures de préparations. Ensuite, comme miraculeusement la cuisine est restée tout propre depuis samedi, j'ai décidé de laver tout de suite les plats plutôt que d'attendre que le lave vaisselle ait fini son cycle.
Évidemment, quand la vaisselle est finie, on nettoie l'évier correctement. Non ? En tout cas, c'est ce que j'ai fait. Tellement bien fait que j'ai déplacé le tuyau de la machine à laver pour nettoyer dessous et que je l'ai mal reposé, s'en m'en rendre compte.
Ensuite, j'ai joyeusement préparé une lessive et programmé la machine pour qu'elle démarre 3h plus tard, pendant notre sommeil à Monsieur Chéri et moi. Sans bien sûr me rendre compte que le tuyau n'est pas en place.
Monsieur Chéri est rentré, nous avons soupé (oui, dans le Nord on dîne à midi et on soupe le soir, na !) et puis on est allé se coucher.
La machine très gentille et obéissante s'est bien mise en route à l'heure dite, me permettant théoriquement de charger le sèche linge en me levant pour ne retrouver que du linge sec en rentrant.
Sauf que bien sûr le tuyau déplacé ne s'est pas remis en place tout seul le méchant !

En me levant ce matin, mal réveillée, pressée d'avaler mon petit déjeuner et d'aller me laver, je me suis donc retrouvée sur les fesses dans la cuisine au milieu d'une flaque d'eau froide. Il m'a fallu quelques secondes (longues) pour comprendre d'où venait cette eau ... Et il s'en est fallu de peu pour que je n'éponge pas ! Y'avait une énorme araignée dans le seau qui refusait de partir. Et moi, ces bestioles, j'aime pas. Alors si elle veut pas partir quand je secoue le seau, ben je repose ce seau et j'attends qu'elle parte. Hors de question de la toucher.
Je me suis retrouvée à quatre pattes par terre en train de rire comme une folle en épongeant ... Journée qui a bien commencé ...
Sans compter que je n'ai pu me laver ce matin qu'à l'eau froide, notre chauffe eau nous ayant lâchement abandonné pendant la nuit ...

Vivement ce soir !

vendredi 25 mai 2007

Dehors

Le samedi, c'est plus tranquille. Il y a moins de monde. Je peux accompagner les enfants pour aller jouer dehors. Les autres jours, je préfère éviter de les voir, les autres femmes, si soumises, si éteintes. Je ne suis pas comme ça, pas encore. Quatre ans que ça dure, je n'aurais jamais cru tenir si longtemps.

Quand je l'ai rencontré, il m'a sorti le Grand Jeu : restaurant, cadeau, romantisme et galanterie. Il m'a vite appris qu'il était du voyage. Ma mère m'a dit de ne pas le suivre. Mais j'étais amoureuse. Il me disait que j'étais belle, la plus belle pour lui, que je le serai toujours. Ça a duré six mois. Puis je suis tombée enceinte, je suis devenue difforme. La Baleine, c'était moi, c'était mon nom. Le Petit Cœur du début de mariage est devenu une Grosse Vache. Il ne me touchait plus. Du moins pas comme un mari touche sa femme. Non.

Quand Sophie est née, j'ai pris ma première gifle, pour m'apprendre à faire un garçon. J'aurais dû réagir et partir. J'ai cru qu'il m'aimait encore. J'ai accouché de François un an après. Il était heureux d'avoir un fils. Un temps ... François n'a pas fait ses nuits tout de suite. Et dans une caravane en pleine chaleur, difficile de calmer un bébé qui pleure, surtout quand sa sœur le suit. Lui, ça l'a rendu nerveux.

C'est en revenant de l'hôpital, le bras en écharpe, que j'ai enfin remarqué à quel point les autres femmes étaient éteintes. Une lueur s'est allumée en moi. Tant que je ne serai pas comme elles, j'aurai encore une chance, mes enfants aussi. C'est ce qui m'a fait tenir jusque là. Aujourd'hui les enfants sont assez grands, ils pourront me suivre.

Alors, c'est décidé, je pars. Je vais profiter de son absence samedi. Ça tombe bien, le samedi c'est plus tranquille. Il y a moins de monde. Je pourrai accompagner les enfants, pour aller jouer, dehors.


Pour la consigne 47 de Paroles Plurielles.

vendredi 11 mai 2007

Soyons cool ...

... en attendant quelque chose de plus consistant ....


samedi 5 mai 2007

Minute poétique.

Voici un poème que j'aime beaucoup et qui chaque fois m'amène la larme à l'oeil.
Les mots eux même me touchent, par la beauté de leur arrangement et de leur sens. La fraîcheur du val si beau qu'on aimerait nous aussi nous y reposer finit par impression par le contraste entre le décors bucolique et la froide horreur de la mort, entre la nature si vivante et l'homme si calme. La date à laquelle il a été écrit n'est pas non plus vide de signifaction ... 1870 ... Je vous laisse apprécier ...

Le Dormeur du val

C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pale dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font plus frissonner sa narine;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au coté droit.

Arthur Rimbaud, 1870

vendredi 4 mai 2007

Quand je repense...

... à mes années collège et lycée, il y a une question qui revient régulièrement.

Pourquoi est-il si mal vu d'écouter en cours, de s'intéresser, d'interroger les profs et d'essayer de comprendre ce dont il s'agit ? C'est même encore pire quand on a compris, quand on sait répondre aux questions et qu'on essaie d'aller un peu plus loin que le simple cours.
Quel mal ai-je fait et à qui à cette époque en étant tout simplement bonne élève ?

Les gamins sont très cons. Et ils le restent longtemps. Gamins. Et cons aussi. J'ai été gamine, je le suis encore parfois (souvent ?). Mais jamais je n'ai repoussé une personne parce qu'il ou elle ne travaillait pas assez bien pour être copain / copine. Alors que l'inverse m'est souvent arrivé.
C'est vrai aussi que pour ma part j'étais physiquement et mentalement l'archétype de l'intello, lunettes en moins. Mais le pire c'est que le comportement de mes "camarades" de jeu ne faisait finalement que m'enfoncer dans cette attitude.
Quand on est seul, on a des activité solitaires. Un bon exemple est mon attachement à la lecture, dont j'ai parlé dans mon premier blog. Je crois que si j'avais eu des "ami(e)s" au collège j'aurais certainement moins lu, j'aurais moins écouté en cours ... Mais bon, c'est comme ça. Et puis, je n'aurais pas la vie que j'ai actuellement et qui me convient très bien. Il y a du bon en tout ...

Je me demande surtout de quoi vient ce comportement de rejet. Est-ce que ça vient des parents ? Ou bien des gamins eux-même ?
Je m'explique :
Sont-ce les parents qui à force de pousser leurs enfants au travail leur font prendre en grippe ceux qui peuvent leur être servis en exemple ?
Ou bien est-ce une réaction inconsciente des enfants qui les pousse à rejeter ce qui leur est différent ?

Toujours est-il que ces questions, qui à mon avis n'ont pas de vraie réponse, m'ont souvent turlupiné et me turlupinent encore.
Mes parents me disaient que les autres étaient jaloux de moi. Mais de quoi auraient-ils pu être jaloux ? De mon style moche inimitable (hum !) ? De ma timidité maladive ? De ma tendance à fondre en larme à la moindre remarque ? Je n'ai jamais compris cet argument. Alors que, moi, j'aurais tellement aimé être comme eux ! Je n'avais rien qui puisse rendre jaloux. Du moins dans la tête d'une gamine de 14 ans. J'étais la risée des garçons et le faire-valoir des filles. Le seul moment où je devenais intéressante, c'était quand il y avait un travail de groupe à faire ou quand les compagnons "de jeu" habituels n'étaient pas dispo. Le pire étant je pense que j'étais cruellement consciente de ce rôle de bouche-trou. J'en ai souffert ... et quand j'y repense, je me rends compte que j'en souffre encore. Et la première question que je me pose quand je rencontre quelqu'un pour la première fois est : "Mais ... qu'est ce que je vais bien pouvoir dire pour ne pas passer pour une conne, vite, trouver quelque chose d'intéressant ... vite !". Et patatraf, je sors une connerie plus grosse que moi (faut le faire !).

J'ai depuis ce temps là continuellement été assaillie par cette obsession de plaire. Je commence peu à peu à agir comme bon me semble ou presque, sans me soucier du regard des autres mais c'est encore très difficile.
Ce qui m'a fait du bien c'est de pouvoir être coquette, trouver comment me mettre en valeur, comment d'une certaine manière influencer favorablement mon interlocuteur par mon aspect avant de parler. J'ai même appris à en jouer parfois. Mes parents étaient et sont toujours favorables au 100% naturel ou presque. Pas de maquillage, pas de chichis, pas de frais inutiles en produits cosmétiques, rie, de tout ce qui fait qu'on peut finalement avoir l'impression de se sentir mieux dans sa peau. Quand les filles autour de moi découvraient le maquillage, la coiffure et autres bonheurs féminins, moi je devais me contenter d'imaginer ce que ça donnerait. Je me souviens d'une fois où des filles de ma classes venues travailler chez moi avaient décidé de me "relooker". Elles m'ont coiffée, maquillée et même habillée. elle avaient réussi à transformer une tenue de première de la classe en un ensemble assez sexy je dois dire ! Ce n'était pas forcément une réussite, un peu trop "trop" à mon goût, trop maquillée, trop sexy. Mais ce jour là j'ai senti le regard des autres sur moi changer. Des garçons qui ne m'avaient jamais regardée avant s'étaient soudain rendu compte que j'étais là, par exemple. Quel bien ça m'a fait. Bien sûr en rentrant je suis redevenue la petite fille sage que mes parents connaissaient. Et je n'ai jamais eu l'audace de me maquiller en cours de route pour le collège par exemple, de peur que les professeurs n'en parlent à mes parents. C'est bien connu, les profs parlent aux parents du physique des enfants. On est naïf à cet âge (enfin je l'étais !).

Je n'ai vraiment pu commencer à laisser sortir ce que je suis qu'en seconde, lors de mon année d'internat. Il y avait encore trop de petite fille soumise en moi pour que l'"émancipation" soit totale. Mais c'est là que j'ai vraiment pris conscience que je n'étais pas obligée de vivre comme mes parents le souhaitaient. Peu à peu j'ai découvert un certain pouvoir de séduction en moi. J'entends par là la capacité à retenir l'attention de quelqu'un, amicalement ou non. Mais c'est en première que j'ai compris que j'avais finalement un peu plus de caractère qu'un poulpe et que je pouvais lier une relation amicale avec quelqu'un sans forcément devoir me soumettre à tous ses désirs. C'est là aussi que j'ai séduit un garçon pour la première vraie fois. Là aussi que je me suis laissée embobinée très bêtement pour en arriver à un acte que je regrette encore amèrement aujourd'hui. On rêve toute d'une première fois parfaite. Malheureusement, ça n'a pas été le cas pour moi. Moi trop jeune et trop naïve. Lui trop vieux et trop égoïste. Si je pouvais revenir en arrière et recommencer ! J'ai longtemps laissé ça enfoui très profond en moi. Au point que je n'en ai jamais parlé à mon vrai premier copain "durable". Je n'ai jamais osé lui avoué qu'il n'était pas le premier comme moi j'avais été sa première. Il l'a appris accidentellement, ça faisait un an que nous étions ensemble, et m'en a cruellement voulu. Et me l'a fait payé ...

Assez de souvenirs pour aujourd'hui. Je continuerais peut-être un jour, s'il me reprend l'envie de me raconter un peu.

Bonne journée à tous.